Être salarié en startup
• Épisode
3

Jours 1-15

Tranches de vie de salariés confinés

Jours 1-15

Catapultés du jour au lendemain en full remote, les salariés d’Ignition tiennent chacun un journal de bord qui raconte l’intimité de leur confinement.

Ils y détaillent l’impact du total remote sur leur travail, leurs questionnements sur l’organisation : la solitude, la difficulté à conserver du lien, la joie de rebosser en groupe, la nouveauté du e-management, mais aussi l’envie de performance, la quête de motivation, de sens, d’équilibre… en un mot, leur nouvelle qualité de vie en télétravail.

En attendant la sortie de notre étude académique « Full remote d’une start-up » à l’automne 2020, nous vous proposons de découvrir chaque semaine quelques-uns de ces mémoires de confinement.

Emmanuelle

"Chacun chez soi, on en vient à parler de choses plus intimes"

Jour 1

Ma première journée de confinement s'est bien passée, je suis dans un cadre agréable (maison de vacances avec toute ma famille), j'ai un coin isolé donc possibilité de faire tous mes entretiens, en terme de cadre de travail, c'est top. On a des points réguliers avec notre team de coachs, donc je ne me sens pas délaissée.Seule difficulté : une réunion à 4 pour brainstormer sur la manière dont on pourrait élargir le business, ma connexion coupait, je ne saisissais pas toute la discussion, et j'étais moins concentrée aussi, 1h par visio c'est long!
Il est encore assez dur de se dire qu'on est vraiment là pour travailler car j'associe vraiment cet endroit à des vacances. Par rapport à hier, j'ai mis l'option "ne pas déranger" sur mon ordi pour être vraiment concentrée à 100% et ne pas être dérangée avec Facebook, WhatsApp and co. La clé pour moi est de me donner un cadre très précis : aussi bien en terme d'horaires, qu'en terme d'activité sportive. De me bouger un minimum pour ne pas devenir folle…

 

Jour 2

Petit sport avant de commencer. Tous les matins, petit point matinal avec la team coach, hyper énergisant. Globalement, je commence à bien prendre le rythme du travail, avec des push mais aussi des pauses. Par contre, petit coup de mou avec l'annonce du chômage partiel potentiel… Et là, le remote a du bon par rapport au travail présentiel : j’ai pu couper la caméra et le micro pour faire face à mes émotions 😉 Mais il reste ce problème de réseau où l’on ne s'entend pas toujours. Je suis plus friande du téléphone, cela coupe pas ! Petit café à distance avec mes copains en visio, on se réinvente 😊

 

Jour 3

Pas hyper bien dormi à cause de toutes les nouvelles, mais il fait beau donc cela me redonne de l'énergie. Je commence à travailler dehors et ce n'est pas si facile, mon esprit est dissipé par les oiseaux, les feuilles qui tombent, je me sens beaucoup moins efficace que dans ma chambre, fenêtre fermée et bureau bien rangé ! Mon entretien de 11h est annulé à la dernière minute, cela me frustre, j'ai une plage horaire à combler. Cela fait en tout deux entretiens annulés et cela me manque de ne pas en avoir. De plus, si je l'avais su, mes plages auraient pu être bookées par d'autres candidats, encore super motivés malgré la situation.
Un gros point fort de ma journée : séance de coaching avec un collègue en visio à distance ! On avait l'habitude de déjeuner ensemble une fois tous les 15 jours, on essaie de garder ce petit rendez-vous. J'ai pu échanger avec lui sur mes peurs et mes doutes face au chômage, il m'a également partagé la réaction de son équipe face à cette annonce. Chacun chez soi, on en vient à parler de choses plus intimes, il me montre sa chambre, me parle de sa famille, j'ai l'impression d'avoir ouvert une nouvelle "case perso" avec lui.

 

Jour 4

Enfin un week-end bien reposant, car oui nous sommes fatiguées. C'est étrange d'ailleurs, je pense qu'il règne une certaine angoisse inconsciente. Donc après un week-end entre cuisine, sport et films, je suis ce matin dans l'expectative. Expectative de savoir comment vont s'organiser ces prochaines semaines. Difficile d'être à fond, ne sachant pas exactement comment va se passer la suite de la journée. Je fais comme si de rien n'était, et relance tous les candidats. Je fais également une petite Salsa avec une copine de bureau qui me raconte son confinement entre potes. J'ai pas mal de pitchs, des MER qui tombent, bref cela me fait plaisir de voir que le business continue.
3615 à 11h30, on sent que tout le monde est un peu stressé.Le verdict tombe et me voilà finalement rassurée ! Pas de chômage à 100% mais plutôt partiel à 20%. J'avais peur d'être arrêtée et donc "d'oublier" tout ce que j'avais appris depuis deux mois. Pour moi, continuer de travailler, même qu'un jour par semaine permet de garder une continuité dans son boulot et un pied dans Ignition. D'autant qu'avec WhatsApp, on peut continuer à bien suivre nos candidats. Les deux heures qui suivent sont assez sportives : un entretien, décaler tous ceux de l'après-midi, répondre à tous nos mails, pitcher temps qu'il est encore temps, bref s'organiser au mieux pour que ce chômage n'ait pas encore trop d'impact. A 14h00, plus un de nos outils n'est connecté, je file déjeuner. J'ai été tellement dans le rush ces deux dernières heures, que je me sens comme un sportif ayant couru le marathon.

 

Jour 5

Un peu la course ce matin au réveil, j'ai un entretien à 9h et l'appli ne fonctionne pas, je m'énerve, nous sommes censés commencer à 9h30, personne ne peut m'aider. Heureusement, je vois qu’un collègue est connecté sur Slack, il m'aide et j'appelle mon candidat avec 5 minutes de retard. Les candidats sont plus indulgents dans ce contexte. On sent une certaine solidarité entre nous, à chaque fois je demande à mes candidats si la situation n'est pas trop compliquée pour eux. Cela permet de détendre l'atmosphère. A la fin de l'entretien, je me jette sur mes mails, je vérifie si j'ai des nouveaux pitchs à envoyer, je ferai mes points forts cet après-midi, il faut être stratégique pour être le plus efficace en seulement 3h30. Déjà 10h30, j'enchaîne avec un autre entretien, un CMO de 10 ans d'expérience, brillant, hyper intéressant, je passe un excellent moment. Je raccroche, souligne les points importants pour me souvenir des points forts cet après-midi et enchaîne sur un dernier entretien. La candidate ne me répond pas, je réessaye une deuxième fois, rien. Un peu frustrée et en même temps, cela m'arrange car il me reste 1h pour tout terminer.
Je push ma candidate d'hier matin, lui envoie les bons triggers, j'envoie des mails à tous les candidats de la semaine pour modifier leurs dates d'entretien, je change tous les créneaux dans Scheduleonce, relance les prises de références. Bref il est 13h, je n'ai pas arrêté mais je suis contente, j'ai fait tout ce que je voulais faire ! Gros déjeuner au soleil. Je rentre enfin dans mon livre, Les choses humaines, un peu glauque mais bien prenant..Je fais le follow up de mes candidats ensuite et rédige mon journal de bord avec de la musique. Gros goûter au soleil ensuite, parties de ping-pong et de badminton. Puis, rendez-vous avec mes copines de lycées sur Houseparty. Je passe 1h à rire, cela fait du bien de se voir. Précieux !

 

 

Guillaume

"En remote, on ne se rend pas compte qu'on est 50 à bosser avec le même objectif."

Jour 3

En terme de productivité, mieux qu'hier ! Mais moins bien qu'avant-hier… Les sujets de potentiel "chômage partiel" font assez mal, parce qu'à partir du moment où on se dit que la boite va peut-être fermer, tous les sujets paraissent moins urgents. En plus, 2ème jour de grand beau temps & d'oiseaux qui chantent. Un bonheur, mais ça n’aide pas à se focus sur l'ordi. Nouvelle menace aujourd'hui : les jeux vidéos (stacraft 2). Je me suis fait une petite partie à 9h pour m'éveiller le cerveau et du coup plusieurs fois dans la journée quand j'en avais marre du taff, hop une petite partie de 5-15 mins. C'est cool de slasher comme ça, mais en réalité ça aide pas à se plonger dans les sujets boulot. Malgré tout, focus de quelques sujets et efficace à partir du moment où j'étais bien dedans (deep work), très content des résultats. J'ai remarqué aussi, après avoir fait un call avec ma pote au bureau, je me suis senti vachement énergique. Peut-être parce qu'on ne s'était pas parlé réellement depuis vendredi dernier. Pareil pour notre call quotidien avec ma manager. On rigole, on se nourrit de sujets, ça booste. En fait, je crois qu'à part ma team, je n'ai pas eu de call avec 1 personne en particulier. Il est possible que ça me plaise. Je n'ai pas l'impression de souffrir d'isolement, les conversations à X personnes ça me gonfle. Le danger, c'est que petit à petit, tous ces trucs sociaux me saoulent, et que m'isoler me rende de plus en plus irritable et sombre. Je vais observer :)

 

Jour 4

Comme un vendredi ! Bonne journée pour moi, mais pas la plus productive de ma vie. Je me rends compte que l'annonce du chômage partiel a été un peu démotivante dans mon équipe, communiquée de manière assez négative. Plusieurs ont eu cette réaction "à quoi bon s'arracher si demain j'ai plus de taff ?" Je remarque que notre team fonctionne mais que ce qui me manque, c'est l'impression de faire partie d'un tout. D'une grande tribu, et pas seulement mon équipe. En remote, on ne se rend pas compte qu'on est 50 à bosser avec le même objectif. Dans cette idée je trouve que la communication Officielle Caravelle permet de créer ce genre de territoires communs. Sinon, marrant de se dire que c'est vendredi, j'imagine pas mon weekend sans bosser. J'ai appelé mon manager en Facetime à la place d'un point qu'on devait faire, on a papoté, c'était cool et ça fait plaisir !

 

Jour 5

Petite journée, le lundi matin c'est beaucoup de points (réu d'équipe, 3615..) et avec l'annonce du chômage partiel à partir de 13:30, j'ai l'impression de n'avoir rien fait. En plus, je n'étais pas trop dans mon assiette. J'étais moins dedans. J'avais dit travailler le weekend spontanément, et en fait pas du tout. Ça m'interroge sur ce qui m'a fait imaginer qu'on allait faire plus. Je me sens de bonne foi par rapport au fait d'avoir estimé bosser le weekend (j'aime bien bosser quand j'en ai envie) et là non. J'ai plus l'impression que c'est la baisse d'activité et le chômage qui "démotivent", plus que le remote lui-même.

 

"Toutes les journées passent hyper vite, et j'ai l'impression d'avoir tiré le meilleur, sans pression ou injonction de performance."

Jour 6

Pour contre balancer la journée d'hier, j'avais prévu de carburer aujourd’hui. Coucher tôt, réveil tôt. « Aujourd'hui tu vas dérouler comme une machine jusqu'à 13h » et hop, rideau, ensuite manger, lire Remote & sport ! Mais côté énergie et cadence, c’était finalement dur ce matin ! Le temps passait lentement. Alors que les 4h d'hier avaient filées comme 20 minutes... A noter aussi, c'est la première fois qu'on n'a pas fait un meeting vidéo le matin, pour tester un format écrit, moins chronophage. Et bah, je pense que ça m'a plus impacté que je ne l'aurais imaginé. Toute la journée je me suis senti plus isolé. Moins énergique dans l'aprèm aussi. J'ai lu mon livre, mais j'ai traînassé par ci par là, même pas fait de sport. Du coup, demain même challenge, faire mieux qu'aujourd'hui. Je remarque que cette crise ne me gêne pas pour le remote mais pour l'impression que ça me donne. Finalement, si le monde tourne sans nous, si l'activité s'effondre, si on bosse à 20%, est-ce qu'on a une mission si importante ? Est-ce que c'est pas un joli nice-to-have de période prospère pour privilégiés ?

 

Jour 7

Aujourd'hui journée pleine ! Et vendredi "OFF". J'avais presque peur que la journée paraisse très longue. En fait comme la matinée a été mangée par des bugs, trucs qui fonctionnent pas, j'étais hyper frustré et content d'avoir plus de temps pour sortir quelque chose de cette journée et pas juste d’avoir géré des problèmes. Première fois qu'on se voyait en équipe, du coup c'était cool. Bien avancé sur les sujets, grâce aux échanges de groupe et j'en ai profité pour prendre une grande pause au soleil pour aller lire Remote de 37 Signals et tenter de faire 4,000 pas pour pas devenir tout mou. Du coup le taff + point managérial + Discord avec des potes + coups de téléphone avec des proches et j'ai eu une journée hyper riche socialement (même si des contacts brefs) ce qui fait que c'était une très bonne journée. On a décidé unanimement de revenir à une standup vidéo, car le format écrit était finalement chronophage et démotivant.

 

Jour 10

En fait, ce qui me reste de ces 3j, c'est que c'était la FOLIE ! Chaque jour levé à 8h, au "taff" à 9h, je travaille 70% le matin et 30% en dilettante dans la journée. J'adore bosser quand j'ai l'impression de le choisir et de ne rien "devoir". Et chacune de ces journées a été riche, stimulante intellectuellement, perso, socialement et dans les entre"Tâches" je passe un coup de tel à des potes, je discute avec mes parents, j'écoute radio nova...
Toutes les journées passent hyper vite, et j'ai l'impression d'avoir tiré le meilleur, sans pression ou injonction de performance. Et dans ce remote combiné au confinement, c'est comme ça que j'imagine ma semaine en fait. Pas 3 ou 4 j de taff pleins et le reste rien. Plutôt 7 jours à 60% avec un bel entrelacement de boulot / perso. C'est aussi lié au fait que mon travail ne réside pas tant sur la production que la réflexion, l'observation, les échanges, l'étude, l'analyse, la stratégie. Réflexions qui elles ne s'arrêtent pas, et au contraire se nourrissent de mes moments de sport, de lecture, de balades.

 

 

Leia

"Voir certains collègues en stand-up caméra m'a rappelé que ça fait longtemps que l'on n'a pas pris le temps de papoter. Ça manque !"

Jour 6

Stand Up rapide : la team semble être énergisée par le week-end, ça fait plaisir de voir. Aller-retours sur mon ticket Covid. Frustrant de devoir repasser dessus, ça fait perdre du temps à tout le monde. Il a été proposé de changer notre interlocuteur et que quelqu'un d'autre que d'habitude parle pour nous en 3615. Je n'en ai pas eu envie, même si c’était moi qui avais fait la feature en back. J'ai eu peur du jugement de groupe. Qu'ils pensent que je ne suis pas motivée. Certains soucis de gestion de projet tech reviennent. D'autant plus frustrant en remote. Plus dur de communiquer via les messages. Je pense à adoucir au maximum avec des émojis mais tout le monde ne le fait pas : parfois impression de recevoir des messages un peu bruts.
Annonce post 3615 : les techs passent tous à 50% du temps. Je suis très anxieuse pour notre productivité en ne travaillant que les matins par exemple. Que la pression grandisse sans que les attentes ne baissent pour autant (Ex : les objectifs personnels suite à l'évaluation annuelle par exemple). J'ai voté pour avoir au moins 1 journée full time et 1 journée libre de plus. Je pars faire du running dans un état de tumulte...

 

Jour 7

Encore une demi-journée terminée. Je n'ai pas encore loggué 3h30 de travail depuis ce matin, mais je préfère aller faire mon running et déjeuner pas trop tard. Je me remettrai au travail 1h dans l'après-midi (sur une tâche sans codage). Proposition a été émise et acceptée de garder Sprint Review, Planning et l'Improve Session, le jeudi après-midi. Ce qui nous laissera le vendredi off. Je suis ravie de cette décision. Nouveauté : pas de Daily Stand-Up visuel pour économiser du temps, chacun doit écrire son "hier", "aujourd'hui" et "comment je me sens" dans le channel slack. Je trouve ça un peu dommage : ça perd le charme de voir les têtes de chacun. Au final, on doit revenir plusieurs fois dans le chat pour lire et/ou laisser les commentaires sur ce que les autres ont mis. Encore des aller-retours sur la tâche Covid, y'a eu une erreur sur le front, mais on a dû chercher en back aussi. Du temps perdu. Mais on a trouvé un arrangement, j'ai adapté le back pour que ça soit plus simple pour le front, tout en mettant des tests en place.

 

Jour 8

Deuxième Stand-Up par écrit. Je ne suis pas la seule en être frustrée, des collègues se sentent isolés. Demain, nous avons les 3 Scrum Céremonies. On travaillera donc toute la journée du jeudi, et vendredi sera OFF. On pourra donc en reparler en team et trouver la solution : probablement réinstaurer le SU via Google Meet. Aujourd'hui, j'ai avancé sur un sujet annexe que mon manager m'a recommandé suite à mon évaluation annuelle : définition des KPI d'équipe (et personnelles aussi).
Hier midi, pendant mon running, j'ai déjà écouté des vidéos sur le sujet, j'ai continué mon benchmark et mes recherches aujourd'hui. Cela prend du temps. J'ai peur de ne pas paraitre efficace coté dev. Slack et les emails sont beaucoup moins chargés désormais. Vu que le reste de la team est à 20%. Ce "silence"est plutôt agréable pour l'instant. Mais dommage pour le café roulette du coup. Avec ma co-coach on a décidé de suspendre les points de co-coaching pour l'instant également. J'ai commencé à coder à la fin de la matinée. Ça commençait à devenir intéressant mais déjà l’heure de "couper le pc". Je pars en déj + running. Plutôt hâte d'être en Improve Session de demain.

 

Jour 9

Vendredi sera férié. Jeudi, on a bossé toute la journée, la plus stressante pour moi depuis le début de télétravail. Suite à la pression de sortir vite des ajustements sur la feature Covid, j'ai fait un oubli. Du coup le matin, mon manager m'a annoncé qu’avec un collègue, ils ont dû y passer 2 h la veille pour réparer ça. J'étais dévastée. Et impuissante : c'était à moi de le réparer, mais ils ne m'ont même pas sollicité, car ça allait enfreindre la règle "50%". J'étais vraiment pas bien toute la journée. Même pas fait mon sport, beaucoup mangé. Lors de la cérémonie, on a parlé de l'éventuelle possibilité que les techs repassent à 100%. Ce serait "le retour à la normalité", mais maintenant que je vois à quel point je manquais de temps pour moi, je n'aimerais pas revenir à « avant ». Ce serait une très grosse claque :'(

 

Jour11

Pour faire court : gros clash sur la feature Covid. Effectivement, la solution trouvée n'était pas exactement celle qui avait été décidé. Un moment désagréable avec mon manager, pour expliquer le comment du pourquoi. Et que je ne pouvais pas refactoriser avant d'avoir des tests. Résultat : très triste, car je me suis vraiment donnée pour. J'ai du rusher la refacto dans la matinée. En me basant sur les suggestions d'un collègue, mais non présent. J'étais seule à les adapter en rush. Avant la pause déj, j'avais réussi. Une petite fierté personnelle. Le midi, j'ai fait du running, cela m'a fait du bien.
J'ai aussi pu parler avec un autre collègue de ce qui s'est passé avec la feature Covid. Il a été bienveillant, m'a écouté, suggéré des solutions, etc. Ça fait chaud au cœur malgré ma tristesse. J'étais tellement enthousiaste pour cette feature, mais finalement c'est un échec. Après-midi : lecture d'e-mail de notre CEO Caro. Elle m'inspire et je l'admire. C'est une femme forte. P.S. Voir certains collègues en stand-up caméra m'a rappelé que ça fait longtemps que l'on n'a pas pris le temps de papoter. Ça manque !

 

Romain

"En confinement, j'ai l'impression que toutes les émotions vont plus vite, et sont plus denses, les pensées aussi."

Jour7

J'ai passé la semaine à mettre à plat mes habitudes de vie et ma nouvelle routine. J'ai notamment cleané mon smartphone, les app, les notifications, pour en faire un allié parfait du développement personnel. Mon smartphone me sert à ancrer des habitudes dans le temps peu importe l'endroit (et dans un petit espace). On y retrouve des appli de méditation quotidienne, des appli de sport (yoga ou workout), des applis de suivi d'humeur, de lecture audio (je me fais un résumé de livre par jour) et de suivi de calories. J'ai constaté que j'avais pris un peu de poids cette première semaine, et je préfère endiguer la tendance (cette appli est cool car elle me permet aussi d'avoir accès à plein de recette de cuisine cool).

 

Jour9

Je n’ai pas du tout dormi de la nuit, stressé, j'ai appris que je devais déménager dans 4 semaines, ça me prend beaucoup d'énergie…

 

Jour 11

Baisse de productivité car je bosse seul, j'arrive à la fin de ma tâche en cours, on est dans du détail, et bien que content de ce que j'ai fait, des difficultés de communication se font ressentir, car mon équipe est off.

 

Jour 15

Hier soir pas trop le moral, très perturbé. Je dirais même pollué, émotionnellement. Ça m'a empêché de dormir. En confinement, j'ai l'impression que toutes les émotions vont plus vite, et sont plus denses, les pensées aussi. Chaque moment de la journée est une journée entière. Je ressens aussi un peu de peur pour la suite, car j'ai l'impression que l'on ne va pas me garder chez Ignition à la suite de cette crise sanitaire (le mail de notre CEO Caro m'a juste mis mal). Je crois que j'ai besoin de changer de psychologie concernant mon futur proche, voir les choses sous un angle plus positif et rebondissant.

 

Jour 16

Meilleur moral, j'ai trouvé 2 logements ! Revoir les gens m'a fait du bien, leur parler aussi. J'ai pris le taureau par les cornes avec les sujets qui me tracassaient, et j'ai passé les coups de fil qui devaient être passés. Ça a porté ses fruits. Il y a une chose que je n'ai pas mentionnée, c'est que le confinement m'a permis de rencontrer une femme qui m'a tapé dans l'œil, mais du coup, ça aussi, ça me brasse un peu le cœur et la tête…

 

Jour 17

Aujourd'hui, j'étais hyper reboosté par mes rencontres et mes discussions d'hier. Par contre étant bloqué dans une tâche, et personne à dispo, je me retrouve à bidouiller et chercher des alternatives de mission. Être en onboarding à 50% de son temps, ce n'est pas facile facile. Le 3615 + le post 3616 m'ont fait du bien et permis d'exprimer mes frustrations. C'est surtout le fait que mon manager s’est rendu disponible avec une discussion moins dirigiste et plus horizontale qui m'a été bénéfique. Cela m’a donné l'envie de m'impliquer fortement.

 

Jour 18

Je ressens un profond besoin de prise de recul. Aujourd'hui, le manque de diversité intellectuelle et d'action m'empêche clairement d'être au top. Niveau intégration dans la boite, je pense que passer par WhatsApp, même hors des horaires de taff, n'est pas suffisant. Un rituel hebdo de soirée, jeux ou débat pourrait être un plus. Voire même un binge watching synchro serait drôle. Autres points désordonnés, le fait de devoir travailler à l'heure, je déteste. Car j'aime prendre des pauses, me divertir, revenir sur le travail, jusque tard parfois. C'est mon moyen de prendre du recul. Sachant que tous mes outils de taff sont connectés à Google, je me retrouve pieds et mains liés, et donc frustré ! Sinon aujourd'hui, j'ai un peu de fatigue accumulé mais je ne sais pas trop pourquoi. Je crois que je me repose mal. Et j'ai un peu envie de pleurer. J'ai un gout d'inachevé. Énormément de choses à faire, mais pas les moyens de le faire. Note à moi-même : j'ai besoin de prendre confiance en moi. J'ai l'impression de faire des erreurs ou de ne pas réussir parfois, alors que là, c’est la data qui bloque... #vider son sac ça fait du bien.

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